Loin d'être un groupe agricole classique, les jeunes mobilisés étaient des apprentis en boulangerie-pâtisserie, issus d'un programme géré par l'association partenaire APES, ainsi que des jeunes en réinsertion professionnelle, souvent issus de milieux défavorisés, dont beaucoup découvraient pour la première fois un environnement forestier. Le premier jour, dix-sept jeunes ont assisté à la session de formation, répartis en deux groupes afin de favoriser les échanges et la participation. Le lendemain, sur le terrain, vingt-deux personnes ont pris part à l'activité : seize stagiaires, quatre membres de l'équipe CAPTE et deux accompagnateurs.
La première journée a permis de poser les bases écologiques : pourquoi planter des arbres, comment l'eau circule au sein d'un arbre et dans le sol, et quelles sont les meilleures pratiques d'irrigation. Les deux principales espèces présentes sur le site, le caroubier (Ceratonia siliqua L.) et le pin d'Alep (Pinus halepensis), ont été présentées, en établissant un lien direct avec la formation des participants, puisque les gousses de caroube sont utilisées en boulangerie et en pâtisserie, ce qui a suscité un vif intérêt de la part du groupe.
Le lendemain, le groupe s'est mis en route vers le site. Sur ce terrain accidenté et couvert de broussailles, où il était impossible d'utiliser des tuyaux d'arrosage, l'irrigation s'est faite entièrement à la main, arrosoir et seau après seau, à partir d'un réservoir de 4 000 litres, à raison d'environ 10 litres par jeune arbre (près de 250 plants irrigués).
Principaux enseignements
- L'arrosage manuel, arbre par arbre, a permis aux participants d'être en contact direct avec chaque jeune arbre et a renforcé les techniques de restauration écologique apprises le premier jour.
- La visite à pied du site a également offert une bonne occasion d'observer les jeunes arbres : évaluation générale des plantes et identification des signes de rétablissement après la chaleur estivale.
- Les participants ont unanimement apprécié le travail d'équipe, l'entraide et la découverte d'un cadre naturel que beaucoup n'avaient jamais connu, soulignant ainsi la forte valeur sociale de l'activité.
Cette activité dégage une volonté et un approche claire: la réussite des projets de restauration ne repose pas uniquement sur la technique, mais aussi sur l'engagement personnel et l'appropriation par les communautés locales, y compris celles qui sont les plus éloignées de la vie rurale.





